Un marché immobilier grippé


Bien que les taux des crédits immobiliers soient historiquement bas, il demeure difficile pour beaucoup de français, et en particulier les plus modestes, d’accéder à la propriété. De surcroît le marché immobilier s’effondre un peu partout, et notamment en Ile de France. Découvrez des informations additionnelles sur ce sujet dans cet article.

Le marasme se fait de plus en plus ressentir dans le secteur immobilier. Les ménages les plus jeunes, ainsi que les plus modestes ont beaucoup de difficulté à accéder à la propriété, dans le contexte économique actuel.

En Ile de France, la situation est sérieuse et critique. A fin juin, le montant des crédits immobiliers aurait reculé d’un tiers sur un an, selon l’observatoire crédit logement.

Selon l’étude publiée par cet organisme, les crédits immobiliers auraient baissé d’environ 30% par rapport à l’année 2011.

La baisse des crédits immobiliers s’explique actuellement par le blocage du marché. Les ménages les plus aisés attendent pour revendre, et les ménages les plus modestes sont confrontés à des demandes d’apport personnel toujours plus élevées.

Malgré tout, les taux des crédits immobiliers ont atteint des niveaux historiquement bas, aux alentours de 3.6%.

En contrepartie de cette baisse, la durée des crédits à tendance à s’écourter. Les banques ont du mal à s’engager sur le long terme, dans le contexte actuel plus strict.

La proportion des crédits souscrits par les jeunes ménages (moins de 35 ans) a tendance a chuté. Les prêts de longue durée ne représentent plus que 22% de l’ensemble des crédits immobiliers.

Par ailleurs, le coût moyen des opérations augmente continuellement. Pour compenser la durée plus courte des crédits, les ménages doivent proposer des apports personnels toujours plus élevés.

Ainsi, le montant des apports a augmenté en 2012 d’environ 8%, après des hausses successives d’environ 10% en 2011 et 6% en 2010.

Ainsi, les ménages modestes gagnant moins de deux smics, représentent actuellement 14% des transactions immobilières, contre 16%, quatre ans plus tôt. Cette catégorie de français n’a pas été favorisé par les changements du PTZ+, ainsi que le rabotage du dispositif Scellier.

Le marché immobilier s’est littéralement effondré en Ile de France, depuis l’été 2011.

L’indicateur de solvabilité de la demande en Ile de France (rapport entre le coût de l’emprunt et le revenu de l’acheteur), a atteint un point très bas à 87% en juin 2012, contre 97% pour le reste de la France.



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